Sante/4 septembre 2026/6 min read

Documentation en psychothérapie avec l'IA : ce qu'exige le RGPD

Documentation psychothérapie IA : données de santé (Art. 9 RGPD), secret professionnel, hébergement UE, pas d'entraînement, effacement et consentement.

Pour un psychothérapeute, la rédaction des notes de séance et des comptes rendus prend du temps, souvent après la consultation, souvent le soir. L'idée d'un outil qui écoute la séance et prépare une note structurée est donc séduisante. Mais en psychothérapie, le contenu documenté n'est pas une donnée administrative ordinaire. C'est le récit le plus intime d'une personne, protégé par le secret professionnel et par une catégorie particulière du RGPD.

Autrement dit, le choix d'un outil d'IA pour la documentation ne se juge pas seulement à la qualité de ses notes. Il se juge d'abord à la manière dont il traite, héberge et conserve ces données. Cet article explique pourquoi les exigences sont plus élevées ici que dans presque tout autre métier, les critères concrets pour trancher, et comment le Scribe de Wysor s'inscrit dans ce cadre.


Pourquoi la psychothérapie relève du niveau d'exigence le plus élevé

Deux cadres se superposent, et chacun est contraignant.

Les données de santé sont une catégorie particulière. L'article 9 du RGPD interdit en principe le traitement des données concernant la santé, sauf exceptions encadrées et sous des garanties renforcées. Une note de psychothérapie ne contient pas seulement un diagnostic. Elle contient des propos sur la vie affective, les relations, l'histoire familiale, parfois des tiers nommés. C'est le cœur de ce que l'article 9 protège.

Le secret professionnel engage votre responsabilité. Le psychothérapeute est tenu au secret. Confier des propos de patient à un outil qui les conserve, les réutilise ou les traite hors d'un cadre maîtrisé sort du périmètre que la loi vous demande de garder fermé. Choisir un outil pensé pour ces données, et non un assistant grand public, aide à réduire le risque lié au secret professionnel. C'est une réduction de risque, pas une garantie : la responsabilité reste la vôtre.

La conséquence est simple. Un assistant d'IA conçu pour un usage général, qui peut conserver les échanges et les réutiliser pour entraîner ses modèles, n'a pas sa place au contact d'une note de séance. Le problème n'est pas la qualité de ses réponses, mais le devenir des données.


Les critères de choix : cinq questions qui suffisent à trancher

Avant d'adopter un outil de documentation assistée, cinq questions permettent de décider. Si l'une d'elles reste sans réponse claire, l'outil ne convient pas.

1. Où les données sont-elles hébergées et traitées ? Pour des données de santé, l'hébergement et le traitement doivent rester dans l'Union européenne, sur une infrastructure maîtrisée. Un traitement hors UE, sans les garanties attendues, est un signal d'arrêt.

2. Existe-t-il un contrat de sous-traitance ? Un contrat de sous-traitance (DPA / AVV) doit lier le prestataire, et chaque fournisseur de modèle utilisé, avec des obligations précises sur ce qui peut être fait de vos données.

3. Les données servent-elles à entraîner des modèles ? La règle protectrice est claire : vos échanges et vos notes ne doivent jamais alimenter l'entraînement d'un modèle. L'absence d'entraînement sur les données client doit être contractuelle, pas seulement une promesse marketing.

4. Les données sont-elles effacées ? Le zéro rétention est la norme la plus protectrice : la requête est traitée, la note produite, puis les données supprimées côté traitement. Vos propos ne restent pas stockés hors de votre contrôle.

5. Le consentement est-il recueilli avant l'enregistrement ? Le patient doit être informé et donner son consentement avant la première prise de son. C'est une condition, pas une formalité de fin de séance.

Ces critères ne sont pas propres à la psychothérapie, mais c'est ici qu'ils comptent le plus. Ils rejoignent les principes d'une IA conforme au RGPD et, plus largement, ceux d'une IA médicale utilisable au contact de données de patients.


Comment le Scribe de Wysor s'intègre

Wysor est un espace de travail IA privé, hébergé dans l'Union européenne. Le Scribe est la fonction de documentation ambiante : il écoute la séance et prépare une trace écrite. Voici ce qu'il fait, et ce qu'il ne fait pas.

Ce que produit le Scribe. À partir de la parole, le Scribe rédige une note de séance structurée et des projets de compte rendu. Le traitement suit une chaîne européenne. Le résultat est un brouillon : un point de départ que vous relisez, corrigez et validez avant toute utilisation ou classement au dossier.

Ce qu'il ne fait pas. Le Scribe ne pose pas de diagnostic, ne décide rien, et ne génère pas de documents administratifs spécifiques à votre pratique à votre place. Il structure ce qui a été dit, sous une forme que vous gardez la main de modifier entièrement. La responsabilité clinique reste entière et vous appartient.

Le cadre de traitement. Le zéro rétention est la norme : les données sont traitées puis supprimées, et ne servent pas à entraîner de modèle. Un contrat de sous-traitance encadre la relation avec chaque fournisseur de modèle. L'hébergement et le traitement restent dans l'Union européenne. Ce cadre aide à réduire le risque lié au secret professionnel, sans jamais s'y substituer.

Le flux d'une séance. Vous informez le patient et recueillez son consentement avant d'enregistrer. Le Scribe écoute et prépare une note structurée. Vous relisez, ajustez, retirez ce qui n'a pas à figurer, puis validez. À aucun moment le brouillon n'est classé sans votre relecture.

Wysor est aussi un espace de chat multi-modèle : au-delà de la documentation, vous pouvez préparer un courrier, reformuler un passage ou clarifier une idée, dans le même environnement privé.


Le rôle du thérapeute reste central

Un point mérite d'être répété, car il est structurant. L'IA ne remplace pas le jugement clinique. Le Scribe accélère la partie mécanique de la documentation, celle qui consiste à mettre en forme ce qui a été dit. Le sens, la nuance, ce qui doit être écrit et ce qui doit rester implicite : cela relève de vous.

Concrètement, deux garde-fous encadrent l'outil. En amont, le consentement du patient, obtenu avant la première prise de son. En aval, votre relecture et votre validation avant que la note existe comme document. Entre les deux, un brouillon, jamais une décision.


Tarifs

Wysor propose un plan gratuit pour tester l'outil, un plan Plus à 19,99 EUR par mois et un plan Premium à 29,99 EUR par mois. Il n'y a pas de contrat entreprise imposé : vous commencez seul, à votre rythme, et vous montez de plan si l'outil trouve sa place dans votre pratique.


Questions fréquentes

Le Scribe rédige-t-il le compte rendu à ma place ? Il prépare un brouillon structuré à partir de la séance. Vous le relisez, le corrigez et le validez. La version finale, et la responsabilité qui l'accompagne, restent les vôtres.

Dois-je obtenir le consentement du patient ? Oui. Le patient doit être informé et donner son consentement avant la première prise de son. C'est une condition préalable, pas une formalité de fin de séance.

Les données de séance servent-elles à entraîner l'IA ? Non. L'absence d'entraînement sur les données client est encadrée par contrat, et le zéro rétention est la norme : les données sont traitées puis supprimées.

Où sont hébergées les données ? L'hébergement et le traitement restent dans l'Union européenne. Un contrat de sous-traitance lie le prestataire et chaque fournisseur de modèle.

Est-ce que cela me met en conformité automatiquement ? Non. Aucun outil ne rend une pratique conforme à lui seul. Le cadre de Wysor aide à réduire le risque lié au secret professionnel, mais la responsabilité du recueil du consentement, de la relecture et de la tenue du dossier reste la vôtre.

Puis-je utiliser Wysor pour autre chose que la documentation ? Oui. Wysor est un espace de travail IA multi-modèle : préparation de courriers, reformulation, recherche d'idées, dans le même environnement privé et hébergé en UE.


Cet article existe aussi en espagnol.